par Paule Doucet, directrice générale

L'avènement du millénaire est l'occasion de célébrer les accomplissements des générations antérieures et présentes, d'en recevoir l'héritage collectif et de faire des choix quant aux valeurs et biens communs à sauvegarder et à transmettre à l'avenir. En ce qui concerne le ROPFO, le tournant du siècle est aussi l'occasion d'échanger avec ses membres, partenaires et clients, afin de bien se positionner quant aux acquis et aux réalisations récentes, aux activités en cours et aux orientations futures.

Quelques projets porteurs menés par le ROPFO offrent des pistes et des perspectives sur les engagements actuels et les choix proposés dans le cadre de partenariats de mise en valeur et de sauvegarde des patrimoines.

Consultations et concertation en partenariat
Quatre organismes provinciaux, l'Assemblée des centres culturels de l'Ontario (ACCO), l'Association des musées de l'Ontario (AMO), le Centre franco-ontarien de folklore (CFOF) et le ROPFO, ont formé un partenariat qui a réalisé, en 1999, des activités de consultations et de concertation dans les domaines de la culture, du tourisme et du patrimoine, visant quatre objectifs : relever par voie de sondage et de rencontres régionales les expériences et les perspectives des organismes franco-ontariens oeuvrant dans ces domaines; faire ressortir les convergences possibles entre les activités et les projets des intervenants; formuler en partenariat un projet conjoint alliant culture, tourisme et patrimoine entraînant des bénéfices durables pour les organismes et les régions; tenir des séances de concertation avec des agents des gouvernements fédéral et provinciaux afin d'explorer la viabilité du projet en termes de ressources humaines, financières et techniques.

La participation des organismes à ces démarches cruciales de consultations et concertation a été éclairante et nécessaire pour mieux définir les stratégies prioritaires. Le ROPFO et ses partenaires partageront le rapport sur leurs sites Internet, dont francoroute.on.ca, relatant le processus, les résultats et les recommandations des consultations et concertation avec les organismes concernés, visant ainsi à élargir les échanges et développer les partenariats.

Itinéraires touristiques francophones sur Internet
Les itinéraires touristiques offrant des services en français ont été lancés le premier juillet 1999, invitant le public à prendre la route de la francophonie ontarienne au site francoroute.on.ca. Les itinéraires dans le créneau des voyages auto-guidés, quatre saisons, offriront sur Internet, dès mars 2000, plus de 220 points d'intérêts touristiques en milieu urbain et rural dans quatre régions ontariennes : l'Est, le Sud-Est, le Nord-Est et le Centre. Ces itinéraires relient par des routes thématiques les caractéristiques des patrimoines culturels et naturels des régions, associées aux services d'hébergement et de restauration et autres services typiques.

Le ROPFO compte ouvrir un volet interactif aux itinéraires afin d'être à l'écoute des commentaires et suggestions des visiteurs. En outre, des personnes-ressources, des groupes communautaires et scolaires partageront leurs expériences, leurs découvertes en proposant des destinations, des produits et des indications d'activités attrayantes en régions.

Le Patrimoine vu par la jeunesse
L'équipe du ROPFO s'est associée à des étudiants et à des partenaires des secteurs publics et privés afin de mettre en œuvre, dans les écoles secondaires franco-ontariennes, un projet-pilote en photographie évoquant le patrimoine. Le patrimoine vu par la jeunesse : guide pratique est offert comme outil de remue-méninges destiné aux jeunes de 15 à 18 ans dont les photographies sont accessibles à la Galerie virtuelle L'œil branché au site Internet francoroute.on.ca. Ce projet s'est avéré un tel succès qu'une vingtaine de classes de photographie prennent part à cette activité d'apprentissage concret. Les jeunes de la francophonie canadienne peuvent aussi s'inscrire au concours de photographie et d'infographie.

Choix stratégiques ingénieux
Ces choix d'activités stratégiques et leurs interrelations dynamiques, permettent d'envisager, dans une vision à long terme, des effets d'entraînement positifs sur la reconnaissance, la prise en charge et la mise en valeur, par la communauté franco-ontarienne, de ses patrimoines, en s'appropriant les médias contemporains, tant l'Internet et les multimédias que les médias communautaires et les réseaux locaux et régionaux, comme autant de moyens d'information et de partage des ressources.

Bien qu'il puisse paraître contradictoire de miser aussi sur les nouvelles technologies afin de conserver, créer et transmettre nos patrimoines communs, il s'agit bien de contribuer par ces stratégies de médiation et de médiatisation caractéristiques des collectivités ingénieuses, à la continuité et à l'essor des activités d'interprétation, d'apprentissage, de réseautage et de gestion des patrimoines en vue de leur sauvegarde à long terme. Le ROPFO propose de faire des choix stratégiques éclairés, en partenariat avec des organismes communautaires, privés et publics, afin d'engager les ressources humaines, financières et techniques dans des actions patrimoniales ayant des impacts bénéfiques sur le développement et la vitalité de la collectivité franco-ontarienne. Ce sont là nos vœux, au tournant du millénaire.

 

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UN PRIX NATIONAL POUR LES ARCHIVES DE L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA : LA MÉDAILLE DE BRONZE DU CONSEIL CANADIEN POUR L'AVANCEMENT DE L'ÉDUCATION

par Michel Prévost, Archiviste en chef de l'Université d'Ottawa

Le Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation a décerné l'été dernier, lors de la remise de ses prix annuels, une médaille de bronze, catégorie meilleur événement, aux Archives de l'Université d'Ottawa. Le CCAE tenait à souligner la participation exceptionnelle des Archives de l'Université dans l'organisation du 150e anniversaire de l'institution célébrée en grande pompe l'année dernière. En fait, ce prix a été remis pour l'exposition L'Université d'Ottawa : 150 ans d'histoire, le dépliant-affiche, le vidéo Après les devoirs..., ainsi que pour l'agenda historique 1998. Le CCAE a également retenu la grande couverture médiatique de l'exposition historique dans les médias.

Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de ces réalisations, particulièrement le personnel des Archives de l'Université, du Service de l'audiovisuel et de la reprographie, ainsi que la firme L.G. Expositions. Cette médaille est aujourd'hui le fruit d'un travail d'équipes.

Le recteur de l'Université d'Ottawa, Marcel Hamelin, s'est réjoui de cette distinction remise aux Archives en notant que "l'honneur que vous confère le CCAE constitue une marque de fierté pour l'Université et pour chacun de ses membres".

L'exposition retrace le cheminement unique de l'Université d'Ottawa et des personnes qui ont contribué à son développement au cours des quinze dernières décennies. Elle permet à l'aide de nombreux documents d'archives, de photographies et d'artefacts de découvrir le riche patrimoine historique et archivistique de la plus ancienne et importante université bilingue de l'Amérique du Nord.

Le Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation regroupe les établissements d'enseignement post-secondaire de toutes les provinces du Canada. Les universités et leurs collèges affiliés y sont représentés, de même que les collèges communautaires, les cégeps, et certains organismes et instituts connexes. Le CCAE regroupe près de 1 000 membres, qui oeuvrent dans quelque 170 établissements. On peut encore voir cette exposition au Salon du 150e anniversaire en réservant au (613) 562-5750, courriel : archives@uottawa.ca. Des visites guidées sont également disponibles.

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PRIX ORANGE ET PRIX CITRON DU PATRIMOINE

Le Conseil d'administration du ROPFO invite les membres, les lecteurs et les lectrices de notre bulletin à soumettre des candidatures pour son Prix orange (contribution à la mise en valeur du patrimoine) et son Prix citron (contribution à la perte du patrimoine). Ces prix seront décernés le 21 février 2000, dans le cadre de la Semaine du patrimoine de l'Ontario. Le ROPFO lancera, à la même occasion, ses dernières publications. Ces activités se tiendront dans le Foyer de l'hôtel de ville d'Ottawa, 111, promenade Sussex. Vous êtes cordialement invités à y assister, à 18 heures.

 

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TÉMOIGNAGE DES JEUNES !

Pour le troisième été consécutif, grâce au programme Jeunesse Canada au travail du Patrimoine canadien, nous avons embauché, deux étudiant(e)s Laurie Beckta et Luc Rochefort qui ont réalisé des projets intéressants reliés au tourisme et au patrimoine en plus d'acquérir une riche expérience de travail.

En outre, cette année le Développement des ressources humaines du Canada a financé, en partie, l'embauche d'une jeune finissante en histoire de l'Université d'Ottawa, Sonia Jubinville, de février à juillet 1999, pour finaliser le Répertoire des organismes et des personnes-ressources en patrimoine de l'Ontario français et seconder la coordonnatrice du ROPFO. Enfin, un autre programme de Ressources humaines du Canada/Emploi carrière 99 ainsi que la contribution de la Ville d'Ottawa, ont permis à Sonia Blouin, la réalisation du Circuit patrimonial de la Côte-de-Sable d'Ottawa. Cette étudiante en histoire, inscrite au programme COOP de l'Université d'Ottawa, en travaillant 15 semaines au ROPFO a complété ses stage dans son domaine d'études.

Voici des témoignages des jeunes employés :

Luc Rochefort, étudiant gradué en sociologie (maîtrise) Université d'Ottawa

Poursuivre le projet pilote Le patrimoine vu par la jeunesse a été une expérience très enrichissante. En premier lieu, le projet est très innovateur et suscite l'intérêt non seulement des jeunes qui y participeront mais aussi celui de leur professeur(e). Alors imaginez sa mise en scène !

Concours Le Patrimoine vu par la jeunesse à l'École de La Salle d'Ottawa. Gauche à droite : Marie-Claire Lemay, Julie Godward, Shendah Lyons, Michelle Grenier, François Pelletier, Marc Charbonneau (professeur).

En deuxième lieu, le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien regroupe des projets aussi inspirants les uns que les autres. Cette réalité amène un dynamisme de coopération entre les employés qui s'impliquent ensemble à relever les défis. Cet esprit de confiance au sein de l'équipe ne peut qu'inciter à l'épanouissement de ses membres et, du coup, au bon fonctionnement de ses projets. En dernier lieu, j'aimerais remercier toute l'équipe du ROPFO, plus spécialement Paule, Sonia et Sylvie, de leur encadrement, de leur aide ainsi que de m'avoir donné la chance de travailler avec vous. Je passerai vous voir lorsque je serai en ville !

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Le patrimoine vu par la jeunesse : guide pratique est un ouvrage résultant d'un projet-pilote démarré à l'été 1998, par la conception d'un projet artistique qui cherchait à faire ressortir chez les jeunes franco-ontariens, par le média photographique, l'expression contemporaine du patrimoine. À l'automne 1998, 4 écoles d'Ottawa ont accepté de participer et les gagnants de la première cuvée du concours ont été dévoilés et les prix distribués, en juin dernier. Paule Doucet a été l'initiatrice du projet mais Julie Guénette, une étudiante, a développé le projet, en consultations avec les enseignants, en rédigeant une première version d'un guide pratique pour le tester auprès des élèves et des professeurs.

Ce projet a suscité beaucoup d'intérêt chez les élèves et les professeurs si bien qu'à l'été 1999, le projet s'est poursuivi avec un étudiant gradué Luc Rochefort. Il a élargi le projet en communiquant avec de nouvelles écoles secondaires françaises de l'Ontario. À la fin de son contrat, 19 écoles acceptaient de participer au projet pour l'année 1999-2000 et un nouveau volet du concours était ajouté soit le volet retouche infographique pour les écoles qui ne possèdent pas de laboratoire photos. Il a revu et corrigé le premier guide pratique du projet-pilote en y ajoutant des modifications et il a travaillé à l'élaboration de la Galerie virtuelle du ROPFO L'œil branché que vous retrouvez maintenant sur notre site Internet francoroute.on.ca Toutes les photos des participants(e)s font partie de la Galerie virtuelle du ROPFO. De plus, une exposition des œuvres photographiques aura lieu dans le Foyer de l'hôtel de ville d'Ottawa. Le vernissage de l'exposition et le lancement du guide pratique auront lieu pendant la Semaine du patrimoine de l'Ontario, le 21 février 2000. Le concours Le patrimoine vu par la jeunesse a été rendu possible grâce aux commanditaires que nous remercions : Kodak Canada, Corel Corporation, le Musée canadien de la photographie contemporaine, G&A Imaging, l'Université d'Ottawa, l'Université Laurentienne et la Cité collégiale. Nous remercions également les professeurs et les élèves qui participent à ce deuxième concours.

Sylvie Jean, coordonnatrice

 

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Concours Le Patrimoine vu par la jeunesse à l'École de La Salle d'Ottawa. Gauche à droite : Richard Langlois (professeur) Loïc Bruce, Catherine Bénard, Grégoire Paradis, Marie-Andrée Papineau, Benjamin Rodgers, Émilie Tremblay, Luna Bégin.

 

Laurie Beckta, étudiante en traduction à l'Université d'Ottawa

Grâce au programme Jeunesse Canada au travail dans les deux langues officielles et à l'École de traduction de l'Université d'Ottawa, j'ai eu l'occasion de travailler au Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO) durant l'été 1999. J'effectue actuellement un baccalauréat avec spécialisation en traduction. Le travail au ROPFO m'a donné l'expérience nécessaire en traduction et la situation idéale pour pratiquer mon français quotidiennement. C'était très important pour moi car j'étudie depuis septembre dernier à Bruxelles où je fréquente La Haute École Léonard de Vinci.

J'ai passé la plupart de l'été à traduire l'ouvrage intitulé Tourisme patrimonial: guide pratique réalisé l'an dernier grâce au même programme qui est devenu Heritage Tourism: A Practical Guide, un projet de collaboration entre le ROPFO et l'Association des musées de l'Ontario (AMO). J'ai traduit quelques itinéraires pour une carte d'itinéraires touristiques pour le ROPFO et de temps en temps je devais traduire les lettres pour les autres membres de l'équipe.

Avoir travaillé au ROPFO fut pour moi une expérience très enrichissante. Il y avait vraiment un esprit d'équipe et tous les gens s'entraidaient. En terminant, je me considère chanceuse d'avoir eu l'occasion de travailler au ROPFO grâce au programme Jeunesse Canada au travail dans les deux langues officielles. Ce n'est pas toujours facile de trouver un emploi d'été dans notre domaine d'étude, surtout un emploi qu'on aime et un emploi qui nous apprend plein de choses.

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Sonia Blouin, étudiante, en histoire, programme COOP de l'Université d'Ottawa.

Étudiant l'histoire à l'Université d'Ottawa, j'ai eu le privilège de faire partie du Programme d'enseignement coopératif de l'institution qui m'a permis d'alterner entre le travail et les études. Pour mon dernier stage COOP, je fus affectée au poste d'agente de développement culturel au Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO). Ce fut une expérience inoubliable! J'ai travaillé au sein d'une équipe dynamique et j'étais en charge d'un projet très intéressant. Je devais concevoir un dépliant touristique portant sur la Côte-de-Sable d'Ottawa afin de faire valoir, d'une part, la richesse historique et architecturale du quartier et, d'autre part, l'importante présence des francophones dans ce coin de la ville. Ce projet m'a permis d'en apprendre beaucoup sur les Canadiens français ayant habité ce quartier. J'ai également eu la chance de faire découvrir la Basse-Ville d'Ottawa, bastion de la présence francophone dans la capitale, aux amis de l'histoire et du patrimoine qui ont assisté aux visites guidées offertes par le ROPFO lors de la Journée du colonel By. Une première pour notre organisme ! En plus d'acquérir de l'expérience de travail, j'ai pu appliqué concrètement les connaissances acquises à l'université et j'ai même effectué des entrevues à la télévision. Bref, mon stage de travail au ROPFO fut des plus enrichissants.

Le Circuit patrimonial de la Côte-de-Sable d'Ottawa sera également lancé le 21 février 2000. v

Sonia Blouin montre à un groupe très attentif la plaque du site du premier hôpital de Bytown fondé en 1845 par mère Élisabeth Bruyère. Cette plaque historique est située au 167, rue St.-Patrick, à Ottawa.

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Lancement des nouvelles publications du ROPFO Les dernières publications du ROPFO

Les dernières publications du ROPFO seront lancées le 21 février 2000, pendant la Semaine du patrimoine de l'Ontario dans le Foyer de l'hôtel de ville d'Ottawa à 18 heures.

Les ouvrages lancés : le Circuit patrimonial de la Côte-de-Sable d'Ottawa, Le patrimoine vu par la jeunesse : guide pratique, Heritage Tourism : A Practical Guide, traduction et adaptation du Tourisme patrimonial : guide pratique, Écomuséologie et muséologie sociale : Bibliographie internationale/Ecomuseology And Social Museology : International Bibliography et la brochure promotionnelle des Itinéraires touristiques francophones sur Internet : Tourisme Francoroute.on.ca

 

 

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Êtes-vous branchés pour l'avenir ?

Votre organisme bénévole/communautaire se demande :

  • pourquoi est-il important d'être branché à Internet et d'y avoir un site ?
  • comment se brancher ?
  • comment développer son site ?
  • où obtenir du financement ?

Vous trouverez réponse à ces questions ainsi qu'une foule de trucs et solutions pratiques dans la TROUSSE INTERNET du site de la francophonie canadienne Franco.ca. Vous pouvez y accéder soit directement à http://198.164.104.240/trousse/ ou en passant par http://www.franco.ca; cliquez sur "Services" (coin supérieur droit de la page) puis cliquez sur "Trousse Internet" (dans le menu de gauche). Vous aurez ensuite le choix, entre autres rubriques, d'accéder au "programme de financement" (sources de financement) ou à "formation" (trucs pratiques, foire aux questions, etc.).

Le ROPFO est membre du comité directeur du Consortium informatique franco-ontarien (CIFO), qui rassemble des organisations engagées dans la promotion de l'utilisation de l'inforoute par la communauté franco-ontarienne (http://w3.franco.ca/cifo/). C'est en se réseautant que l'on peut travailler et se faire connaître des quatre coins de la province et de la francophonie! Le

ROPFO aidera ses membres à être branchés pour l'avenir. Pour plus de renseignements, contactez-nous par téléphone : (613) 562-5800 poste 3553 ou poste 3723 ou via courriel à : ropfo@francoroute.on.ca

 

 

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SAUVETAGE D'UN MONUMENT DU PATRIMOINE RELIGIEUX FRANCO-ONTARIEN : LA RESTAURATION DU PRESBYTÈRE DE LA PAROISSE SAINTE-EUPHÉMIE À CASSELMAN EST COMMENCÉE

par Michel Prévost, Vice-président du ROPFO

En novembre 1998, les paroissiens de Sainte-Euphémie, à Casselman, dans l'Est ontarien, devaient prendre une décision importante pour la préservation du patrimoine religieux franco-ontarien. En effet, ils se prononçaient sur la restauration de leur magnifique presbytère construit au tournant du siècle ou sur sa démolition suivie de la construction d'un nouvel édifice. Pour une fois, l'enjeu économique n'était pas au coeur du débat, puisque les coûts de rénovation ou d'une démolition suivie d'une reconstruction se chiffraient à peu près au même, soit entre 150 000 $ et 175 000 $. Nous avions alors tenu à titre de vice-président du ROPFO à sensibiliser la communauté de Casselman sur l'importance de préserver son patrimoine religieux.

Les résultats du référendum
Les résultats de cette consultation ne purent que réjouir les amis du patrimoine religieux bâti, puisque 67% des fidèles disaient non à la démolition et oui à la restauration du bâtiment centenaire. Signalons également le taux élevé de participation qui tournait autour de 70 p.cent. Ce processus démocratique démontrait l'intérêt des paroissiens pour la sauvegarde de leur presbytère de style château. Il faut bien sûr applaudir ce choix, puisque le presbytère constitue un des éléments tangibles du patrimoine religieux.

Ce bâtiment, toujours situé près de l'église, loge le curé, le vicaire et parfois la ménagère. Il accueille aussi des prédicateurs et à l'occasion des visiteurs de marque tels que l'évêque ou l'archevêque. En plus d'être un lieu de résidence, le presbytère sert également de bureau d'affaires et de point de rencontre. Bref, il est un lieu très important pour une communauté. C'est ce qui explique que ce bâtiment religieux s'avère souvent très imposant et se révèle un élément de fierté. Le presbytère de Sainte-Euphémie n'échappe pas à cette réalité. C'est en fait l'un des plus beaux des Comtés unis de Prescott-Russell et il demeure un témoin privilégié de l'histoire et du développement de la paroisse Sainte-Euphémie et de la ville de Casselman. L'édifice figure d'ailleurs dans l'inventaire des biens patrimoniaux du Répertoire du patrimoine franco-ontarien pour le Nord de l'Ontario et les Comtés unis de Prescott-Russell réalisé en 1993 par le Centre franco-ontarien de folklore. Enfin, rappelons que le patrimoine est de plus en plus identifié comme un facteur favorable au développement touristique et économique. Une localité qui possède de beaux bâtiments patrimoniaux attire évidemment plus les visiteurs que celle qui a effacé toutes les traces de son passé.

Presbytère de Sainte-Euphémie de Casselman

Levée de fonds pour la restauration
Le Comité d'administration de la paroisse a vite réagi au choix de la communauté en formant le Comité de la campagne de financement des rénovations du presbytère, présidé par un ancien maire de la ville, M. Conrad Lamadeleine. La campagne, avec un objectif de 150 000 $, a été officiellement lancée le 28 février 1999 par un petit-déjeuner de crêpes. Dès le lancement, le Comité a reçu un don de 20 000 $ du Comptoir populaire, un organisme communautaire de la municipalité. À ce jour, 110 000 $ ont été amassés et plusieurs citoyens n'ont pas encore été contactés. Les responsables demeurent très confiants d'atteindre leur objectif et les travaux extérieurs de rénovation ont commencé le 19 octobre dernier. La première étape consiste à réparer le toit, nettoyer les briques, consolider le mortier et changer les fenêtres extérieures du vieux presbytère.

Conclusion positive
Espérons que cet exemple de mobilisation servira à d'autres communautés franco-ontariennes où le patrimoine religieux est menacé. Pensons aux presbytères de Fournier et de Marionville, qui risquent de tomber sous le pic des démolisseurs. En réalité, la restauration et la mise en valeur d'un bâtiment patrimonial ou religieux reposent en premier lieu sur la volonté de la communauté. Si cette dernière ne croît pas à la nécessité de conserver son patrimoine historique et religieux, la bataille est perdue d'avance. Heureusement, on retrace plusieurs exemples de communautés qui se sont mobilisées afin de préserver leurs monuments religieux. Ainsi, dans Prescott-Russell, le magnifique presbytère de Saint-Eugène a été adapté pour accueillir la Caisse populaire du village. Les citoyens de Plaisance, en Outaouais, se sont eux aussi mobilisés, il y a quelques années, pour sauver leur beau presbytère de briques rouges pour y aménager le Centre d'interprétation du patrimoine. Un dernier exemple, celui de la petite communauté de Tadoussac, au Québec, qui a réuni en 1998 plus de 135 000 $ pour préserver les environs de la chapelle historique Sainte-Anne. Cette somme a servi à acheter le terrain situé devant la petite chapelle de bois où l'on projetait de construire une auberge qui aurait caché le bâtiment religieux. La population du village a organisé diverses activités dont des soupers et a vendu des photos de la chapelle afin de recueillir le montant nécessaire pour sauver l'intégrité du bâtiment. Bref, lorsqu'une communauté se mobilise pour préserver son patrimoine religieux on peut parfois assister à des miracles...

On peut contribuer à la restauration de ce presbytère en envoyant un chèque (Campagne de financement) à M. Jean-Roch Charlebois, 33, rue Isabelle, Casselman (Ontario) KOA 1M0. Tél : (613) 764-5755.

 

NOUVELLES DES MEMBRES

Les Amis de la maison Macdonell-Williamson
ont reçu une subvention du Développement des Ressources humaines du Canada afin d'établir des réseaux francophones dans les domaines d'agence de voyage, de l'agriculture et du patrimoine. Le développement de forfaits genre '' Circuits de patrimoine '' fera connaître la contribution des francophones à l'histoire de la région de Prescott-Russell. Le ROPFO collaborera à ces activités. La maison Macdonell-Williamson bénéficiera également du programme du millénaire afin de restaurer le hall d'entrée et la salle de bal de la maison, de permettre l'accès en fauteuil roulant et de créer un jardin du patrimoine qui sera composé de jardins de style anglais d'inspiration classique et édouardien.

Exposition patrimoniale du millénaire au Centre culturel Sainte-Famille deClarence-Rockland du 20 février au 29 octobre 2000.

Le village de Saint-Pascal-Baylon vient de retrouver son nom officiel. À la demande de la Société historique de Saint-Pascal-Baylon, le ministère des Richesses naturelles de l'Ontario a inscrit à la base de données toponymiques la modification suivante St. Pascal ou St. Pascal Baylon pour Saint-Pascal-Baylon, le nom original donné à la fondation du village en 1908.

 

 


Le ROPFO désire remercier l'Université d'Ottawa, le ministère des Affaires civiques de la Culture et des Loisirs de l'Ontario, Patrimoine canadien, Industrie Canada, la Fondation Trillium, la Fondation franco-ontarienne, la Fondation Samuel et Saidye Bronfman, Développement des ressources humaines du Canada et la Ville d'Ottawa pour leur participation financière.

 

Adresse: 559, avenue King-Edward bureau 306, CP 450, Succ. A Ottawa (Ontario) K1N 6N5
Téléphone: (613) 562-5800, poste 3723
Télécopieur: (613) 562-5355
Courriel: ropfo@francoroute.on.ca
Internet: http://francoroute.on.ca
Renseignements généraux: Sylvie Jean, coordonnatrice