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Bulletin Numéro 18 - DÉCEMBRE 1999
LES CHOIX DU MILLÉNAIRE par Paule Doucet, directrice générale L'avènement du millénaire est l'occasion de célébrer les accomplissements des générations antérieures et présentes, d'en recevoir l'héritage collectif et de faire des choix quant aux valeurs et biens communs à sauvegarder et à transmettre à l'avenir. En ce qui concerne le ROPFO, le tournant du siècle est aussi l'occasion d'échanger avec ses membres, partenaires et clients, afin de bien se positionner quant aux acquis et aux réalisations récentes, aux activités en cours et aux orientations futures. Quelques projets porteurs menés par le ROPFO offrent des pistes et des perspectives sur les engagements actuels et les choix proposés dans le cadre de partenariats de mise en valeur et de sauvegarde des patrimoines. Consultations et concertation en partenariat La participation des organismes à ces démarches cruciales de consultations et concertation a été éclairante et nécessaire pour mieux définir les stratégies prioritaires. Le ROPFO et ses partenaires partageront le rapport sur leurs sites Internet, dont francoroute.on.ca, relatant le processus, les résultats et les recommandations des consultations et concertation avec les organismes concernés, visant ainsi à élargir les échanges et développer les partenariats. Itinéraires touristiques francophones sur
Internet Le ROPFO compte ouvrir un volet interactif aux itinéraires afin d'être à l'écoute des commentaires et suggestions des visiteurs. En outre, des personnes-ressources, des groupes communautaires et scolaires partageront leurs expériences, leurs découvertes en proposant des destinations, des produits et des indications d'activités attrayantes en régions. Le Patrimoine vu par la jeunesse Choix stratégiques ingénieux Bien qu'il puisse paraître contradictoire de miser aussi sur les nouvelles technologies afin de conserver, créer et transmettre nos patrimoines communs, il s'agit bien de contribuer par ces stratégies de médiation et de médiatisation caractéristiques des collectivités ingénieuses, à la continuité et à l'essor des activités d'interprétation, d'apprentissage, de réseautage et de gestion des patrimoines en vue de leur sauvegarde à long terme. Le ROPFO propose de faire des choix stratégiques éclairés, en partenariat avec des organismes communautaires, privés et publics, afin d'engager les ressources humaines, financières et techniques dans des actions patrimoniales ayant des impacts bénéfiques sur le développement et la vitalité de la collectivité franco-ontarienne. Ce sont là nos vœux, au tournant du millénaire.
UN PRIX NATIONAL POUR LES ARCHIVES DE L'UNIVERSITÉ D'OTTAWA : LA MÉDAILLE DE BRONZE DU CONSEIL CANADIEN POUR L'AVANCEMENT DE L'ÉDUCATION par Michel Prévost, Archiviste en chef de l'Université d'Ottawa Le Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation a décerné l'été dernier, lors de la remise de ses prix annuels, une médaille de bronze, catégorie meilleur événement, aux Archives de l'Université d'Ottawa. Le CCAE tenait à souligner la participation exceptionnelle des Archives de l'Université dans l'organisation du 150e anniversaire de l'institution célébrée en grande pompe l'année dernière. En fait, ce prix a été remis pour l'exposition L'Université d'Ottawa : 150 ans d'histoire, le dépliant-affiche, le vidéo Après les devoirs..., ainsi que pour l'agenda historique 1998. Le CCAE a également retenu la grande couverture médiatique de l'exposition historique dans les médias. Nous tenons à remercier toutes les personnes qui ont contribué au succès de ces réalisations, particulièrement le personnel des Archives de l'Université, du Service de l'audiovisuel et de la reprographie, ainsi que la firme L.G. Expositions. Cette médaille est aujourd'hui le fruit d'un travail d'équipes. Le recteur de l'Université d'Ottawa, Marcel Hamelin, s'est réjoui de cette distinction remise aux Archives en notant que "l'honneur que vous confère le CCAE constitue une marque de fierté pour l'Université et pour chacun de ses membres". L'exposition retrace le cheminement unique de l'Université d'Ottawa et des personnes qui ont contribué à son développement au cours des quinze dernières décennies. Elle permet à l'aide de nombreux documents d'archives, de photographies et d'artefacts de découvrir le riche patrimoine historique et archivistique de la plus ancienne et importante université bilingue de l'Amérique du Nord. Le Conseil canadien pour l'avancement de l'éducation regroupe les établissements d'enseignement post-secondaire de toutes les provinces du Canada. Les universités et leurs collèges affiliés y sont représentés, de même que les collèges communautaires, les cégeps, et certains organismes et instituts connexes. Le CCAE regroupe près de 1 000 membres, qui oeuvrent dans quelque 170 établissements. On peut encore voir cette exposition au Salon du 150e anniversaire en réservant au (613) 562-5750, courriel : archives@uottawa.ca. Des visites guidées sont également disponibles.
TÉMOIGNAGE DES JEUNES ! Pour le troisième été consécutif, grâce au programme Jeunesse Canada au travail du Patrimoine canadien, nous avons embauché, deux étudiant(e)s Laurie Beckta et Luc Rochefort qui ont réalisé des projets intéressants reliés au tourisme et au patrimoine en plus d'acquérir une riche expérience de travail. En outre, cette année le Développement des ressources humaines du Canada a financé, en partie, l'embauche d'une jeune finissante en histoire de l'Université d'Ottawa, Sonia Jubinville, de février à juillet 1999, pour finaliser le Répertoire des organismes et des personnes-ressources en patrimoine de l'Ontario français et seconder la coordonnatrice du ROPFO. Enfin, un autre programme de Ressources humaines du Canada/Emploi carrière 99 ainsi que la contribution de la Ville d'Ottawa, ont permis à Sonia Blouin, la réalisation du Circuit patrimonial de la Côte-de-Sable d'Ottawa. Cette étudiante en histoire, inscrite au programme COOP de l'Université d'Ottawa, en travaillant 15 semaines au ROPFO a complété ses stage dans son domaine d'études. Voici des témoignages des jeunes employés : Luc Rochefort, étudiant gradué en sociologie (maîtrise) Université d'Ottawa Poursuivre le projet pilote Le patrimoine vu par la jeunesse a été une expérience très enrichissante. En premier lieu, le projet est très innovateur et suscite l'intérêt non seulement des jeunes qui y participeront mais aussi celui de leur professeur(e). Alors imaginez sa mise en scène !
Concours Le Patrimoine vu par la jeunesse à l'École de La Salle d'Ottawa. Gauche à droite : Marie-Claire Lemay, Julie Godward, Shendah Lyons, Michelle Grenier, François Pelletier, Marc Charbonneau (professeur). En deuxième lieu, le Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien regroupe des projets aussi inspirants les uns que les autres. Cette réalité amène un dynamisme de coopération entre les employés qui s'impliquent ensemble à relever les défis. Cet esprit de confiance au sein de l'équipe ne peut qu'inciter à l'épanouissement de ses membres et, du coup, au bon fonctionnement de ses projets. En dernier lieu, j'aimerais remercier toute l'équipe du ROPFO, plus spécialement Paule, Sonia et Sylvie, de leur encadrement, de leur aide ainsi que de m'avoir donné la chance de travailler avec vous. Je passerai vous voir lorsque je serai en ville ! ***
Concours Le Patrimoine vu par la jeunesse à l'École de La Salle d'Ottawa. Gauche à droite : Richard Langlois (professeur) Loïc Bruce, Catherine Bénard, Grégoire Paradis, Marie-Andrée Papineau, Benjamin Rodgers, Émilie Tremblay, Luna Bégin.
Laurie Beckta, étudiante en traduction à l'Université d'Ottawa Grâce au programme Jeunesse Canada au travail dans les deux langues officielles et à l'École de traduction de l'Université d'Ottawa, j'ai eu l'occasion de travailler au Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO) durant l'été 1999. J'effectue actuellement un baccalauréat avec spécialisation en traduction. Le travail au ROPFO m'a donné l'expérience nécessaire en traduction et la situation idéale pour pratiquer mon français quotidiennement. C'était très important pour moi car j'étudie depuis septembre dernier à Bruxelles où je fréquente La Haute École Léonard de Vinci. J'ai passé la plupart de l'été à traduire l'ouvrage intitulé Tourisme patrimonial: guide pratique réalisé l'an dernier grâce au même programme qui est devenu Heritage Tourism: A Practical Guide, un projet de collaboration entre le ROPFO et l'Association des musées de l'Ontario (AMO). J'ai traduit quelques itinéraires pour une carte d'itinéraires touristiques pour le ROPFO et de temps en temps je devais traduire les lettres pour les autres membres de l'équipe. Avoir travaillé au ROPFO fut pour moi une expérience très enrichissante. Il y avait vraiment un esprit d'équipe et tous les gens s'entraidaient. En terminant, je me considère chanceuse d'avoir eu l'occasion de travailler au ROPFO grâce au programme Jeunesse Canada au travail dans les deux langues officielles. Ce n'est pas toujours facile de trouver un emploi d'été dans notre domaine d'étude, surtout un emploi qu'on aime et un emploi qui nous apprend plein de choses. *** Sonia Blouin, étudiante, en histoire, programme COOP de l'Université d'Ottawa. Étudiant l'histoire à l'Université d'Ottawa, j'ai eu le privilège de faire partie du Programme d'enseignement coopératif de l'institution qui m'a permis d'alterner entre le travail et les études. Pour mon dernier stage COOP, je fus affectée au poste d'agente de développement culturel au Regroupement des organismes du patrimoine franco-ontarien (ROPFO). Ce fut une expérience inoubliable! J'ai travaillé au sein d'une équipe dynamique et j'étais en charge d'un projet très intéressant. Je devais concevoir un dépliant touristique portant sur la Côte-de-Sable d'Ottawa afin de faire valoir, d'une part, la richesse historique et architecturale du quartier et, d'autre part, l'importante présence des francophones dans ce coin de la ville. Ce projet m'a permis d'en apprendre beaucoup sur les Canadiens français ayant habité ce quartier. J'ai également eu la chance de faire découvrir la Basse-Ville d'Ottawa, bastion de la présence francophone dans la capitale, aux amis de l'histoire et du patrimoine qui ont assisté aux visites guidées offertes par le ROPFO lors de la Journée du colonel By. Une première pour notre organisme ! En plus d'acquérir de l'expérience de travail, j'ai pu appliqué concrètement les connaissances acquises à l'université et j'ai même effectué des entrevues à la télévision. Bref, mon stage de travail au ROPFO fut des plus enrichissants. Le Circuit patrimonial de la Côte-de-Sable d'Ottawa sera également lancé le 21 février 2000. v
Sonia Blouin montre à un groupe très attentif la plaque du site du premier hôpital de Bytown fondé en 1845 par mère Élisabeth Bruyère. Cette plaque historique est située au 167, rue St.-Patrick, à Ottawa.
SAUVETAGE D'UN MONUMENT DU PATRIMOINE RELIGIEUX FRANCO-ONTARIEN : LA RESTAURATION DU PRESBYTÈRE DE LA PAROISSE SAINTE-EUPHÉMIE À CASSELMAN EST COMMENCÉE par Michel Prévost, Vice-président du ROPFO En novembre 1998, les paroissiens de Sainte-Euphémie, à Casselman, dans l'Est ontarien, devaient prendre une décision importante pour la préservation du patrimoine religieux franco-ontarien. En effet, ils se prononçaient sur la restauration de leur magnifique presbytère construit au tournant du siècle ou sur sa démolition suivie de la construction d'un nouvel édifice. Pour une fois, l'enjeu économique n'était pas au coeur du débat, puisque les coûts de rénovation ou d'une démolition suivie d'une reconstruction se chiffraient à peu près au même, soit entre 150 000 $ et 175 000 $. Nous avions alors tenu à titre de vice-président du ROPFO à sensibiliser la communauté de Casselman sur l'importance de préserver son patrimoine religieux. Les résultats du référendum Ce bâtiment, toujours situé près de l'église, loge le curé, le vicaire et parfois la ménagère. Il accueille aussi des prédicateurs et à l'occasion des visiteurs de marque tels que l'évêque ou l'archevêque. En plus d'être un lieu de résidence, le presbytère sert également de bureau d'affaires et de point de rencontre. Bref, il est un lieu très important pour une communauté. C'est ce qui explique que ce bâtiment religieux s'avère souvent très imposant et se révèle un élément de fierté. Le presbytère de Sainte-Euphémie n'échappe pas à cette réalité. C'est en fait l'un des plus beaux des Comtés unis de Prescott-Russell et il demeure un témoin privilégié de l'histoire et du développement de la paroisse Sainte-Euphémie et de la ville de Casselman. L'édifice figure d'ailleurs dans l'inventaire des biens patrimoniaux du Répertoire du patrimoine franco-ontarien pour le Nord de l'Ontario et les Comtés unis de Prescott-Russell réalisé en 1993 par le Centre franco-ontarien de folklore. Enfin, rappelons que le patrimoine est de plus en plus identifié comme un facteur favorable au développement touristique et économique. Une localité qui possède de beaux bâtiments patrimoniaux attire évidemment plus les visiteurs que celle qui a effacé toutes les traces de son passé.
Presbytère de Sainte-Euphémie de Casselman Levée de fonds pour la restauration
Conclusion positive On peut contribuer à la restauration de ce presbytère en envoyant un chèque (Campagne de financement) à M. Jean-Roch Charlebois, 33, rue Isabelle, Casselman (Ontario) KOA 1M0. Tél : (613) 764-5755.
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